Les mots doux d’Etel Adnan

Beyrouth 1925

Etel Adnan est multiple. Elle ne rentre pas dans les cases et revendique une identité non exclusive. Elle navigue aisément entre les champs d’action qui composent son travail. Chacun en alimentant un autre, ouvrant de nouvelles possibilités.

Céramiste, plasticienne, peintre, poétesse, essayiste, enseignante, au croisement de plusieurs cultures. Pensant en anglais, en arabe, en français, Adnan revendique son identité non exclusive.

“La langue inspire ce que vous allez dire. De la même manière que la ville que vous habitez inspire qui vous êtes. Le monde intérieur et le monde extérieur dialoguent ensemble. Chacun forme l’autre”1

Dans sa recherche d’un langage transversal, Adnan a trouvé la peinture. La toile en guise de page, elle dépose ses pensées à l’aide d’une grammaire picturale aux couleurs franches, aux lignes de forces affirmées. Et nous susurre des paysages solaires, collines, plaines et horizons.

 

“Les choses que nous estimons inertes ont toujours quelque chose à dire. Tout parle ! Et pour moi, la peinture est un langage au-delà des mots. »2

  1. https://www.christineangot.com/rendez-vous/universitaires/la-peinture-silencieuse-entretien-avec-etel-adnan
  2. Etel Adnan, Conversation, avec Hans Ulrich Obrist, 2012, Manuella éditions, Paris, p.19.

 

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